Nos cartons rouges

Les limites posées que nous avons appelées "cartons rouges"

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Nous avons dénommé un carton rouge lorsque par ses pratiques, un producteur ne remplit pas nos exigences de durabilité.

 

Lorsqu’un producteur emploi des pratiques que nous refusons, nous n’allons pas forcément l’exclure, mais la pratique qui n’est pas durable doit être largement compensée par des pratiques plus vertueuses dans les autres principes et critères.

 

Dans le cas où le producteur est séléctionné malgré une carte rouge, nous prévoyons un suivi annuel qui va ver une amélioration des pratiques. Nous nous positionnons comme ayant un devoir d’accompagner vers plus de durabilité et non comme excluant des producteurs qui ne seraient pas certifiés bio ou totalement propres.

Cependant, il est important que le producteur soit volontaire pour aller vers plus de durabilité et qu’il fasse tout pour faire évoluer sa carte rouge vers un signal orange voire vert.

Ce que nous recherchons :

Nous recherchons des maraîchers qui travaillent sur de petites parcelles, et par planches plutôt qu’en grande culture. Nos maraîchers respectent les saisons et sont à l’écoute de leur terre.

Ils ne forcent pas leurs cultures au-delà des techniques naturelles et respectueuses (voile de forçage pour protéger du gel, couches chaudes, enrichissement par du compost et/ou fumier, purin, décoctions).

Ils travaillent autant que possible avec des variétés anciennes. Idéalement, ils produisent leurs leurs plants (et encore plus idéalement, leurs semences!). Ils évitent consciencieusement les variétés transgéniques, F1.

La biodiversité est au centre de leur projet et ils gèrent l’eau de pluie autant que possible.

Ce que nous excluons :

En fonction de nos 3 principes de base, voici ce que nous excluons :

Respect de la nature :

> engrais chimiques de synthèses et/ou systématiques

> serres chauffées à base de matières fossiles

> serres éclairées pour forcer la photosynthèse

> utilisation de biopesticides systématique

> utilisation de produits de traitement pour la conservation des fruits et légumes (fongicides, atmosphère azotée, smart fresh,…)

> utilisation du plastique systématique, on préfère un voile de forçage et un tunnels pour forcer la production mais en laissant le temps au légume de développer son goût

> des terres trop propres et sans vie : la terre ne peut pas être retournée en profondeur

> rotation des cultures : minimum 5 ans

Contact :

> utilisation systématique du tracteur (rotobêche ok, motoculteur selon outils)

> utilisation systématique d’une application ou d’un guide (Gembloux, Carat,…) qui dicte les traitements chimiques à appliquer

> chez les arboriculteurs, maximum 2 rangs d’arbres (pas 3, encore moins 5 qui ne permettent pas aux arbres du milieu de se développer convenablement et qui sont traités uniquement de manière systématique au tracteur et pulvérisateur)

> désinfection à la vapeur

désherbage thermique après le 1er avril, plus de 4 fois sur la campagne

> labour systématique et profond : on ne travaille pas le sol de manière systématique. Seulement quand le sol est trop compact. Décompactage en hiver accepté pour casser les galeries de mulots éventuelles.

Autonomie :

> utilisation systématique de graines F1

> un outillage qui revienne à plus de 25.000€ / ha

> utilisation de fongicides une fois le fruit formé

(arboriculteurs – ok jusque juin, pas après)

> plus de 2 utilisations d’insecticides (même bio) par légume

sur la campagne

> grandes cultures (même bio) pour les légumes de maraîchage

(hors pomme de terre, oignon et carotte)

Ce que nous recherchons :

Nous voulons des producteurs qui ont au maximum l’équivalent d’un bovin par hectare, soit en général 30 à 50 allaitantes maximum pour des vaches, sur un terrain de 30 à 50 hectares.

Nous exigeons que les bêtes sortent en prairie autant que possible. En hiver, soit les bêtes sont en stabulation libre (lexique), soit elles ont la possibilité de se dégourdir dehors (sauf si le temps ne le permet vraiment pas).

Nous exigeons que le producteur soit en contact avec ses vaches et pour cela qu’il les soigne et les traie mécaniquement, autrement dit, pas avec avec un robot de traite.

Les reproductions se font au taureau / au bouc / au bélier. Eventuellement, en cas de besoin, par insémination, mais pas de manière systématique.

Les cornes des vaches sont conservées partiellement.

Les mammites et autres infections sont traitées par huiles essentielles et/ou homéopathie en priorité. Le vermifuge, quand il est nécessaire, est toujours d’abord naturel.

Même si le producteur a divisé ses bêtes en plusieurs troupeaux pour avoir du lait toute l’année, la fertilité de ses bêtes est gérée naturellement.

L’alimentation est une alimentation sèche, autant que possible. Le maïs ne peut pas être la base de l’alimentation des bêtes et les aliments sont en priorité autoproduits. Un mélange d’herbes, céréales et légumineuses permettant un bon équilibre des apports d’oméga 3 est requis.

Les transformations sont faites à base de lait cru, frais de la traite ou bien pasteurisé (pour les yaourts notamment). Elles sont sans additifs.

Ce que nous excluons :

En fonction de nos 3 principes de base, voici ce que nous excluons :

Respect de la nature :

> bêtes à l’intérieur toute l’année

> insémination systématique

> croisements sexés, croisements industriels et donc

césarienne systématique

> retrait total des cornes

> traitements allopathiques systématiques (mammites, vermifuges)

> alimentation en silo

> transformation UHT

> additifs dans les transformations

> utilisation du lait froid plutôt que le lait frais de la traite pour des transformations

> régulation de la fertilité par des hormones

Contact :

> bêtes à même le béton / caillebotis

> plus que 1 UGB(Unité Gros Bovin) par hectare (norme bio : 2 UGB / ha)

> robot de traite

Autonomie :

> aliments avec OGM

> soja dans l’alimentation

> bêtes nourries exclusivement au maïs

> aliments achetés à plus de 300km > les aliments doivent être idéalement autoproduits ou bien troqués avec un voisin, si pas, le plus local possible.

> pas autonome en fourrage (pourtant réaliste si l’équilibre de

1 UGB par hectare est respecté)

> vend prioritairement en laiterie, en centrales d’achat ou supermarchés et minoritairement en vente directe

Ce que nous recherchons :

Nous recherchons des éleveurs qui engraissent de manière lente et naturelle, en prairie.

Nous sélectionnons des vaches de races à viande et rustiques, avec une bonne répartition de muscles et de gras naturel. Il en va de même pour les porcs et volailles.

Nos éleveurs se conforment aux vaccinations obligatoires mais

rien de plus.

Ils croisent leurs bêtes afin d’avoir une bonne variété génétique

naturelle et un minimum de césariennes.

Autant que possible, nos éleveurs sont autonomes pour l’alimentation de leurs bêtes, si pas, ils favorisent le troc avec leurs voisins ou les aliments locaux.

Ce que nous excluons :

En fonction de nos 3 principes de base, voici ce que nous excluons :

Respect de la nature :

> bêtes à l’intérieur toute l’année

> insémination systématique

> croisements sexés, croisements industriels et donc césarienne systématique

> retrait total des cornes

> traitements allopathiques systématiques (mammites, vermifuges maximum 4 fois par an si l’animal a une durée de vie de plus d’un an, maximum 2 fois par an si durée de vie moins d’un an)

> alimentation en silo

> régulation de la fertilité par des hormones

> traitements chimiques contre les parasites

Contact :

> bêtes en cages, bêtes à même le béton, caillebotis

> plus que 1 UGB (Unité Gros Bovin) par hectare

> aucun suivi spécifique des animaux,

« logistique » sanitaire uniquement

Autonomie :

> aliments avec OGM

> soja dans l’alimentation

> bêtes nourries exclusivement au maïs

> aliments achetés à plus de 300km

Ce que nous recherchons :

Nous ne sélectionnons que des producteurs dont les poules ont la possibilité de courir à l’extérieur.

Si le producteur a plus de 200 poules, nous exigeons qu’il soit certifié bio. En dessous de 200 poules, il s’agira d’un poulailler « comme chez ma grand-mère », c’est-à-dire sur un terrain spacieux, arboré et un poulailler artisanal, avec échelles et pondoirs en bois, etc…

 

Les poules sont soignées prioritairement par des huiles essentielles.

Les poules sont nourries en autonomie autant que possible et si pas, localement.

Ce que nous excluons :

En fonction de nos 3 principes de base, voici ce que nous excluons :

Respect de la nature :

> poules à l’intérieur toute l’année

> traitement chimique des animaux et de leur espace

> traitements allopathiques systématiques (poux, etc)

Contact :

> poules en cage

> poules sur plusieurs étages

Autonomie :

> aliments avec OGM

> soja dans l’alimentation

> aliments achetés à plus de 300km

Ce que nous recherchons :

Nous recherchons des producteurs artisanaux, c’est à dire qui travaillent selon un savoir-faire et qui travaillent manuellement, c’est à dire, pas entièrement automatisé.

La transformation se fait de manière lente (entendre non poussée).

Boulangers : nos boulangers sont des artisans. Ils pétrissent certains pains à la main, et/ou utilisent un pétrin mécanique. Ils font leur levain eux-mêmes, pratiquent une poussée lente et façonnent à la main. Sauf projet excessivement pointu (céréales anciennes bio, par exemple), nos boulangers sont certifiés bio et utilisent des farines locales et artisanales.

Pâtisserie : le pâtissier est un artisan. Il confectionne ses pâtes, ses crèmes, et autres éléments de préparation artisanalement. Le pâtissier suit au maximum les saisons pour les fruits qu’il emploie. Les ingrédients de base sont idéalement locaux, artisanaux et fermiers. AOP, AOC sont privilégiés si ils ne sont pas locaux et fermiers.

Farine : la céréale est respectée, elle est moulue lentement sur meule de pierre pour ne pas la chauffer. Les céréales sont cultivées sur la ferme et certifiées bio.

Jus, confitures : transformation lente et respectueuse du produit.

Ce que nous excluons :

En fonction de nos 3 principes de base, voici ce que nous excluons :

Respect de la nature :

> pétrissage rapide en machine en 2-3 minutes

> poussée forcée

> additifs et améliorants dans les préparations

> « coup de froid » ultra-rapide à la sortie du four pour rendre le pain croustillant

Contact :

> transformation entièrement mécanisée

Autonomie :

> boulangers : farines non-locales et/ou non artisanales

> levain industriel liquide (même si l’Afsca tente de l’obliger)

> matières premières industrielles : margarine, sel raffiné

> chaîne de production mécanisée